Dauphiné Libéré - 23 janvier 2004


Date : 23/01/2004 | Catégorie : Article de presse

La délocalisation des entreprises en chine

M. Antoine Raymond, gérant de la société A.Raymond : "Nous avons une filiale industrielle en Chine, et plus largement en Asie, qui fabrique des systèmes de fixation pour automobiles. Elle y profite de la délocalisation de nombre de ses clients. Le premier objectif et le premier avantage de ces filiales c`est de pouvoir bénéficier du développement du marché chinois de l`automobile et de l`implantation de ses clients. La Chine représente un enjeu stratégique pour nos clients européens, américains et japonais, de par sa capacité de production. Nos clients passent de plus en plus de commandes à notre filiale chinoise. Il manquerait une corde à notre arc si nous ne les satisfaisions pas au niveau de la compétitivité des prix pour certains produits. Nous ne fabriquons pas de produits à très forte valeur ajoutée, car nous privilégions les opérations manuelles. En ce qui concerne l`Europe, nous conservons une bonne croissance grâce à des produits innovants et grâce aux nouvelles technologies... ". M. Roger Pellat-Finet, président de la Chambre de commerce et d`industrie de Grenoble : "J`ai toujours été contre les délocalisations. Cela a été longtemps la spécialité des grandes entreprises privées, mais aujourd`hui cela concerne toutes les entreprises. C`est une question de survie. Les grands groupes implantés à l`étranger imposent la sous-traitance, en exigeant la présence à leurs côtés des unités de fabrication. La délocalisation est un phénomène qui ne cesse de croître. Et notamment, en Chine, que l`on appelle très éloquemment "l`usine du monde"... On ne peut pas vivre uniquement avec des services et de l`intelligence, il faut produire ! Ce sont les conséquences inévitables de la mondialisation. On en profite un peu puisque la France demeure le quatrième pays exportateur du monde... "